Journal:warris:1220juin
Un article de DracoMaris.
Mardi 23 juin 1220
Nous voila dérangés dans nos études par l'arrivée successive de deux pigeons. Les bètes portaient des messages, visiblement un vieil ami de Traebonius, un certain Jeremius. Note: en savoir plus sur cet individu, il semble être en bons liens avec notre viagé, certainement un vieil ami. Est-il mage?
Après avoir parlé de tout ça avec Traebonius, nous apprenons qu'il s'agit de l'ancien bibliothécaire maintenant ermite près d'un village au sud. Le vieux n'a pas envie de faire le voyage et a vrai dire moi non plus! Néanmoins, si ce qu'a écrit le bibliothécaire est vrai, cela peut être intéressant. Mes compagnons sont tout excités à l'idée de partir en vadrouille. Je ne peux me résoudre à leur laisser toute la gloire potentielle de cette aventure et je les accompagne. Note: Trouver pourquoi Jeremius a quitté le covenant, cela pourrait être un moyen de pression sur lui, mais aussi potentiellement sur Traebonius.
Nous faisons une petite pause pour casser la croûte sur le chemin. je suis fourbu. Aucun animal n'accepte que je m'approche de lui et nous n'en avons d'ailleurs même pas pris pour porter nos bagages. Heureusement, j'ai pu faire en sorte que mes compagnons portent la caisse que Traebonius nous a demandé d'apporter à son vieil ami, mais également le grimoire que cet ami réclame. Un grimoire qui traite du peuple des fées. Pas très intéressant d'après ce que j'ai pu en voir. Il doit être désespéré. Nous tardons à reprendre la route car Pietro est monté sur une colline pour examiner un caillou. Ses jambes le portent bien, qu'il en profite...
Mercredi 24 juin 1220
Incroyable! ce vieil ermite à capturé une fée! elle a l'aile cassée et il nous a raconté qu'il l'a sauvée d'un renard, mais elle est bien en vie! Cette créature est si fragile... il l'a mise à l'écart sur une étagère et nous avons déjà commencé à expérimenter quelque peu en la faisant boire. Oh gentilment, Mes compagnons ne sont pas prêts à enfreindre le code, j'avoue moi même être peu rassuré face aux possibles représailles de ce peuple. Et même si étudier les comportements d'une fée n'enfreindrait pas du tout le code, ils sont frileux rien qu'à imaginer une potentielle effraction. Il faudrait que je pense à quelque chose un de ces jours, pour les déniaiser en quelque sorte... Oh, et Pietro semble avoir du charme avec ces bêtes. Mais revenons à nos affaires, hier, nous sommes arrivés chez Jeremius en début de soirée. Il habite une bâtisse isolée en forêt et aide les villageois en les soignant. J'ai eu un petit pincement en voyant les plantes sècher à l'entrée, des souvenirs d'une autre époque. Bref, il nous a accueilli plutôt chaleureusement, l'homme devait se sentir bien seul. Après quelques échanges de courtoisie obligatoires, nous avons ouvert le cadeau de Traebonius et incité notre hôte à nous le faire partager. Il s'agissait en effet d'un excellent vin féérique. Il ne fut pas bien difficile de pousser le vieil homme à nous servir les deux bouteilles. Affabilité ou désespoir d'un ermite solitaire? je ne saurais le dire encore. Au moment où j'écris ces mots, mes compagnons cherchent le grimoire que nous avons apporté hier. Il semble qu'ils l'aient stupidement égaré hier soir alors qu'ils étaient éméchés. Ils m'appellent pour chercher les traces d'un éventuel rôdeur...
Vendredi 26 juin 1220
j'écris ces mots dans la cabane de Jeremius je souffre encore énormément des aventures des précédents jours. Ma poitrine me brûle et je vois des flammes dans mon sommeil. Enfin, plus que d'habitude.
Mes compagnons sont partis au village pour emprunter une charette afin de rentrer à Draco Maris. Oh, ils ne le font pas pour moi mais pour Jeremius qui est encore plus mal en point que moi. En effet, hier il en rentrant du royaume du lac... oh mais par où commencer...
Mercredi, en suivant les traces repérées autour de la bâtisse, nous nous sommes enfoncés dans la forêt et avons suivi un petit sentier. c'est alors que tout est devenu étrange. Un bébé dans un panier passa en flottant sur la rivière... évidement Pietro n'écouta que son instinct et plongea (adroitement) pour l'attraper. Je savais bien que c'était une erreur, ce bébé ne nous apporta que des ennuis. J'ai voulu remonter le ruisseau pour trouver la personne qui nous avait fait ce mauvais coup. Rapidement les branches devinrent denses et je sentis une présence néfaste près de moi. Je décidai de revenir chercher mes compagnons mais ceux-ci se désintéressèrent de la présence inquiétante et voulurent rentrer chez l'ermite avec le bébé. Je n'en étais pas enchanté, déjà avec un covenant plein de vieillards sur les bras, nous devrions encore nous occuper d'un bébé?
Je réfléchissais au meilleur moyen de refiler le bébé à un villageois quand mes compagons paniquèrent car ils se sentaient perdus. Et il est vrai que la forêt était passablement changée. Nous arrivâmes rapidement à un précipice enjambé par un ponton, lui même gardé par un chevalier que nous n'avions jamais vu auparavent. Le bougre n'étais pas très causant, et refusait de nous laisser passer. J'allais lui faire regretter d'être né quand Pietro me pris de court, il l'envoya valser au fond du gouffre et lui vola son épée. Ce personnage m'étonne, il prône les règles à longueur de journée mais peut se révéler violent et individualiste lorsqu'il en a l'occasion. Peut être que je devrais le surveiller, je pensais ne rien risquer de lui, trop empêtré qu'il est dans ses règles soi disant civilisées mais s'il ne les applique qu'aux autres, il serait mauvais qu'il me prenne en grippe!
Bref, nous continuâmes notre chemin pour croiser la route d'un lèpreux, réclamant à boire. J'allais le chasser quand Faril, peu habitué aux pestilences, se trouva mal. Je dus m'occuper de lui et Pietro en profita pour contenter le lèpreux qui s'en alla.
Enfin nous arrivâmes à un petit lac peuplé d'ours et le bébé se changea en gobelin! Il pinca Faril qui le portait et fila vers les arbres. Malgré mes maux de dos, je plongeai pour le rattraper mais cette peste fut plus rapide que moi et je me relevai... sous un tonnerre d'aplaudissements! La forêt était peuplée de divers êtres féériques qui nous dévisageaient. Nous restâmes cloués sur place jusqu'à ce qu'un diablotin nous fasse rencontrer le maître des lieux, un drôle portant un masque de renard. Il réclama la fée blessée car il semblait savoir que nous la connaissions. Mes compagnons jouèrent les ignorants mais le seigneur du lieu persévéra. Il nous dit qu'il nous rendrait notre livre si nous lui livrions la fée le lendemain soir... Sur ce, il nous demanda de nous en aller. Ses manières arrogantes et son sens du ridicule bien particulier me le rendit très antipathique. Toutefois, ne connaissant que très peu de choses sur les fées je me gardai bien de tenter quoi que ce soit. En partant, je tentai de savoir ce que notre captive avait fait de si terrible pour que son seigneur veuille la tuer (de peur de commetre le même impair), mais cette question fit beaucoup rire les fées, curieux...
Nous retrouvâmes le chemin de la hutte de Jeremius très facilement mais celui-ci y gisait, blessé, dans un capharnaüm épouvantable. Avant de perdre connaissance, il nous appris qu'un certain Antemis (un ancien de Draco Maris également) avait dérobé la fée pour la sacrifier aux Deux Chênes. Pietro fonça tête baissée, nous laissant le soin de nous occuper de pauvre ermite. Je stabilisai ses blessures et Faril m'aida à le mettre au lit. Nous descendîmes ensuite au village pour voir que Pietro avait réveillé des villageois et qu'ils montaient s'occuper de l'ermite. Il avait également trouvé le chemin des deux chênes. Toutefois, il s'était bien gardé de nous mettre en garde sur le fait que le lieu était gardé par des fées (de la cour de la nuit, des maléfiques). Elles jetèrent des pièges sur nous, un mur puis un loup. Nous contournâmes le mur facilement mais le loup blessa grièvement Faril alors même que j'allais lui lancer un sortilège qui aurait certainement mis un terme à son existence maléfique. Mais Faril fut plus rapide et le loup disparu (ainsi que les blessures de Faril...).
Arrivés au lieu dit, nous apperçumes Antemis et deux gardes qui s'affairaient autour de la fée, attachée entre les chênes. Faril tenta de voir les choses de plus près avec un sortilège mais nous fit repérer par Antemis qui se mit à incanter quelque chose. Je répliquai au plus vite en lui infligeant une atroce difformité. Cependant, mes compagnons ne furent pas assez rapide pour l'attaquer également et il son terrible sort me pris pour cible. Mon dernier souvenir est une flèche de feu qui vient droit sur mon coeur...
Je me suis réveillé au bord du lac des fées, tous les autres étaient saufs. Les fées applaudissaient à nouveau pendant que je me relevais. Le déseséprant seigneur des lieux nous remercia et nous demanda de partir après avoir accordé sa grâce à la fée. Il détruisit le livre qu'il avait promis de nous rendre et nous en donna un vierge. Malgré cela, il considéra qu'il nous devait un service. Reste à savoir s'il tiendra parole (il avait également promis de tuer la fée). De peur d'autres mauvais tours, nous partîmes au plus vite.
Je me repose donc dans la hutte de Jeremius, en compagnie de son propriétaire, j'espère que mes compagnons trouveront un chariot qui pourra nous porter les deux. Ils me doivent bien ça.
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